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Les micro apprentissages Du micro-learning au micro-doing ou quand tout ce qui est petit est mignon !

Vous avez 5 minutes ? Car ce sera pile le temps nécessaire pour avaler un “nugget” ou en prendre de la graine, euh du grain ! Oui, vous l’avez aussi remarqué : bien plus qu’une tendance, la notion de “micro” s’est largement imposée dans l’apprentissage, avec une explosion ces dernières années de mini-contenus ou formats courts intégrant des mises en pratique concrètes. Entre le micro-learning et le micro-doing, ou comment la formation professionnelle est devenue adepte de l’infiniment petit !   


Granularisation de la formation : un contexte propice

Ce n’est pas anodin si les notions de micro-learning et – plus récente encore – micro-doing n’ont mis qu’un très court laps de temps (normal, c’est le concept) à se multiplier dans les parcours de formation. En effet, ces courtes séquences de formation sont venues apporter des réponses à différents besoins :

  • De temps : jamais le besoin de former les équipes n’avait été aussi palpable. Concomitamment, jamais le temps de la formation, dans les organisations, n’avait été aussi réduit…
  • D’attention : les progrès des neurosciences ont clairement démontré que l’attention des apprenants baissait au bout de… dix minutes (environ) ! Oui, c’est peu, mais du coup très adapté à la mémorisation avec des formats courts !
  • D’autonomie : grâce à des séquences ultra-courtes, à consommer sur le pouce comme on veut, quand on veut et quand on en a besoin (mais jamais entre midi et deux en mangeant un sandwich #QVT), les apprenants sont davantage maîtres de leur formation (choix, passage de la théorie à la pratique).
Le micro-learning en question

Pour que tout soit bien clair entre nous, commençons par le définir : le micro-learning est une méthode pédagogique visant à répartir un contenu d’apprentissage sur plusieurs modules ou formats courts (pas plus de 5 minutes), par petites doses donc, allant à l’essentiel et à consommer n’importe où et n’importe quand.

Son format ?

Justement, le bonheur avec le micro-learning, c’est qu’il s’adapte à toutes les modalités et se glisse dans tous les formats. Des vidéos, des tutos, des quizz, des jeux, des animations, des flashcards, des podcasts, des infographies… toutes les ressources pédagogiques sont exploitables pour passer des messages. À la condition bien sûr de toujours respecter cette règle d’or : faire toujours dans le court, l’utile et le précis.

Les modules doivent être conçus de façon très ciblée, pertinente et engageante, sans jamais perdre de vue l’ancrage mémoriel (la courbe de l’oubli justement, on la garde bien à l’esprit). Enfin, l’accessibilité – aussi évidente soit-elle – est un de ses caractères indispensables : ces séquences courtes doivent être aisément disponibles, sur tous les types d’appareils, et facilement partageables par l’apprenant (et oui, car en plus c’est parfait pour faire le buzz !).

Totalement aux commandes de sa démarche d’apprentissage, ce dernier est engagé, du fait de la régularité et de la motivation à suivre ce parcours de formation sans trop d’efforts (mais un peu quand même) et plus à même de monter rapidement en compétences.

Son support idéal (mais pas que) ? Le Mobile of course !

En savoir plus : Be smart, be mobile learning

https://tipsnlearn.fr/tips/blog/be-smart-be-mobilelearning/

Un bémol toutefois ?

Oui, tous les apprentissages ne peuvent être effectués en micro-learning : pour les connaissances complexes à assimiler, le format court n’est alors plus du tout adapté.

Aussi, de même qu’il ne s’agit pas de découper une formation en petites séquences, les séquences en micro-learning ne se créent pas en 5 minutes et exigent autant d’ingénierie pédagogique que les autres formats.

Enfin, le micro-learning doit nécessairement s’inscrire dans une stratégie de formation globale et durable, combiné si besoin à des formats plus longs, pour une acquisition régulière et efficace de compétences.

En savoir plus : Small is beautiful (ou les 3 raisons d’aimer le microlearning)

https://tipsnlearn.fr/tips/blog/small-is-beautiful-ou-les-3-raisons-daimer-le-microlearning/

Le micro-doing, de la théorie à la pratique, la formation par l'action

Mais qu’est-ce qu’il a de plus le micro-doing ? Concept très récent de la planète Learning, le micro-doing reprend la méthode du micro-learning, à laquelle il ajoute – comme son nom l’indique – le faire, afin de passer de la théorie à la pratique. C’est le Do It Yourself du Digital Learning !

Son format ?

Vous avez le choix entre des applications qui vous mâchent le travail telles que celle de nos chouchous de chez Pulse-Experience. Des petites actions à transformer en habitudes et bonnes pratiques, une dimension collective, le temps de la prise de recul, de l’engagement. C’est le prolongement parfait à des formations digitales comme présentielles. Vous pouvez aussi imaginer votre micro-doing en mode digital ou phygital. Ça peut par exemple donner cela :

  • un mini-cas à mettre en action (être inspiré et tester : c’est plus facile que de partir d’une page blanche),
  • une courte mission à mener seul ou à plusieurs (faire ensemble, c’est tellement plus fun)
  • un coup de pouce à donner à un collègue (expliquer et faire avec : là vous êtes au top).

Ces micro-doing sont à réaliser en situation de travail, ce n’est pas l’AFEST mais ça y ressemble !

Tout est dans la nature (simple) et le format (court) du micro-doing. Pensez à rajouter une dimension ludique (un challenge à relever, un trophée, un verbatim, un selfie à rapporter, etc.) ou “storytellée” (un personnage à jouer, une mission racontée et des indices pour faciliter, etc.).

Naturellement, le Mobile Learning se prête parfaitement au micro-doing mais pas que ! Vous pouvez l’outiller avec du print, des objets (encore une fois, pour scénariser ou faciliter la mission).

Un b-mou toutefois ?

Le micro-doing est un apprentissage expérientiel et, en soi, ce n’est pas nouveau. Les simulations et autres jeux de rôles sévissent (et tant mieux) depuis longtemps dans les formations présentielles. Cependant, franchir le Rubicon entre apprentissage et mise en action n’est pas toujours chose aisée. À cela, deux raisons :

  • l’apprentissage expérientiel est encore trop peu présent dans nos apprentissages (que ce soit dans l’éducation comme dans la formation professionnelle), même si cela évolue (la révolution est en marche 😊),
  • l’effort pour passer de la théorie à la pratique est conséquent pour l’apprenant. Il lui faut prendre le temps (mobiliser ses connaissances et répéter l’action) et oser. L’effort est sain dans tout processus d’apprentissage mais à nous d’y apporter un peu de réconfort grâce au micro-doing 😉.
Conclusion : pas de doute, la miniaturisation des modules de formation est clairement en marche. La question est de savoir jusqu'où elle ira....
Les lien et ressources

https://tipsnlearn.fr/tips/blog/be-smart-be-mobilelearning/
https://tipsnlearn.fr/tips/blog/small-is-beautiful-ou-les-3-raisons-daimer-le-microlearning/

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