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Be Smart, be Mobile… Learning

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25/09/2019

Be Smart, be Mobile… Learning

Le silex, la roue… et le mobile 

Chaque révolution ou rupture technologique commence par l’invention d’un outil. Et après deux décennies durant lesquelles le e-learning et les LMS ont régné en maîtres au royaume du Digital Learning, le Mobile Learning ne fait pas exception. Issu de l’outil « Smartphone », il opère une petite révolution (qui sûrement deviendra grande 😊) dans le Digital Learning. Et, oui, lorsque l’on parle de Mobile Learning, un refrain d’Enrico Macias nous revient immédiatement en mémoire : « N’oublie jamais d’où tu viens » (allez, on vous la met en bonus à la fin de cet article, promis). Ce n’est plus un secret, le Mobile Learning est né du smartphone (et là, contrairement à l’œuf et la poule, il n’y a pas de débat possible) et évolue avec le smartphone (ainsi qu’avec notre génie créatif et celui de nos confrères et consœurs). On peut donc en déduire que nous n’en sommes qu’au début de l’évolution du Mobile Learning. Mais néanmoins, le changement, c’est maintenant ! Changement d’approche, de posture, de mindset, etc. Euh, on s’en cause ?

Allo, allo, c’est ici que ça se passe

Qui dit Mobile Learning dit nécessité accrue de capter l’attention de l’apprenant ! En effet, ce dernier est susceptible de regarder son mobile dans un environnement bruyant, en mouvement (mais pas au volant), sujet à moult distractions (quelle idée !). Donc on lui sort le grand jeu pour que jamais il ne le lâche du regard. Et pour cela, la recette est simple (mais exige grande dextérité) :

  • une écriture bien spécifique : elle doit être courte et synthétique afin de s’adapter à la taille de l’écran* et, surtout, faciliter la compréhension et la mémorisation – l’idée étant de dire byebye à la surcharge cognitive ! Autre mission (secrète) de l’écriture mobile : interpeler et générer de l’émotion. Et pour cela, le storytelling ou l’art de raconter des histoires est un allié précieux qui permet de capter l’attention à un instant T mais aussi, à plus long terme, de générer une attention renouvelée et donner l’envie d’y revenir (vous voyez les yeux hypnotiques de Kaa, le storytelling a le même pouvoir) ! Bref, jouer la carte de l’affect à fond (et ben oui, celui qui n’a plus de doudou à 50 ans a raté sa vie. Et c’est ce gars-là qui l’a dit. Clic, clic, clic* Et 2 recherches Google plus tard sur mon Sam*** Gala*** : rectification, c’est Séguéla qui l’a dit).
  • des visuels adaptés au mobile : le Mobile Learning se nourrit de tout ce qui se fait (on aurait envie de rajouter « de mieux ») en termes d’applis et de supports de marketing et communication. Ces derniers - reconnaissons-le - ont un véritable savoir-faire pour créer une expérience utilisateur fluide ! Pour un dispositif de Mobile Learning performant, usons donc de ces mêmes codes, adoptons et adaptons-les. Concrètement, on crée des visuels variés et léchés (yeurk) et courts. On use (mais sans en abuser… quoique 😊) des ressorts du jeux, des réseaux sociaux ; et cerise sur le gâteau (histoire de ne pas se prendre un râteau avec les apprenants), on développe des interfaces spécialement designées pour le smartphone. C’est comme ça qu’on inverse, d’un seul coup d’un seul, la vapeur et les tendances : on conçoit pour le Mobile Learning et on adapte cela au e-learning (et plus l’inverse). Curieusement petit 1, ça passe mieux dans ce sens. Petit 2, ça nous pousse même (nous, concepteur pédagogique) à nous remettre en question et à faire preuve d’imagination !

Et voilà comment le Mobile Learning nous amène à repenser et enrichir nos pratiques dans les autres modalités digitales. Qu’il est bien ce Mobile Learning, qu’il est bien !

1, 2, 3, le dentifrice dispositif triple action 

Pourquoi on adopte le Mobile Learning ? Parce qu’il sait (presque) tout faire avec sa formule brevetée 3-en-1.

  • Former, c’est son truc : il offre en effet la possibilité de concentrer sur un seul support l’ensemble d’un dispositif de formation (classe virtuelle, chat…), ce n’est plus le seul apanage du PC. Parce qu’il se place en véritable concurrent de l’ordinateur, il est possible de se former entièrement sur son smartphone (ou presque, si on exclut les presbytes). Bon, d’accord, tout en gardant cette contrainte de la taille de l’écran qui, quand même, modère le “tout faire”.
  • Informer, il adore : dans un dispositif de formation, le Mobile Learning permet de déployer pleinement ses formations mais aussi son plan de communication. Par exemple, on diffuse une vidéo, on interpelle les apprenants via des messages en push ou encore via des posts sur les réseaux sociaux d’entreprise…
  • Communiquer, il a ça dans le sim : au sein d’applications (Teach on Mars, Beedeez) mais aussi à travers d’autres outils, le Mobile Learning offre la possibilité de connecter les apprenants entre eux. Un bon point supplémentaire puisqu’il répond ainsi naturellement aux usages des dernières générations, qui sont en majorité des “Mobile Only”.

Stop, on a trouvé un bémol : quand, dans un dispositif de formation, on croise plusieurs générations, il importe de décliner le parcours sur mobile mais aussi sur PC. N’oublions pas qu’il existe deux familles d’utilisateurs : ceux pour qui le smartphone est un outil multidimensionnel et ceux pour qui il n’est qu’un moyen de communiquer. Pour résumer : le Mobile Learning pour tout faire oui, mais pas forcément avec tout le monde. (Ouh ça devient chaud !)

Re-stop, on en a trouvé un 2e : si l’on peut aujourd’hui tout faire, il est encore nécessaire d’utiliser plusieurs outils et applis. Le guichet unique (c’est vrai qu’en anglais ça sonne tout de suite mieux « The one-stop-portal ») en Mobile Learning n’est pas encore d’actualité. Mais ce n’est qu’une question de temps !

La prise du Mobile Learning par les apprenants

Parce que toute révolution induit son lot de bouleversements et de changements de paradigme, celle du Mobile Learning n’a pas fait exception à la règle. Principal changement de l’arrivée de ce nouveau device : il est bel et bien apparu comme un vecteur d’émancipation pour les apprenants. Une fois encore, revenons à l’outil : c’est avec une grande facilité que (presque) toutes les générations utilisent leur smartphone, pour prendre des photos, créer des vidéos, enregistrer de l’audio… Et de là, il n’y a qu’un pas pour produire du micro-contenu.

De la production à la diffusion de ces contenus dans le cadre de dispositifs de formation… il n’y a qu'un deuxième pas qui est en train d’être franchi par les éditeurs d’applis en Mobile Learning.

Est-ce que vous voyez, comme nous, les bénéfices qui en découlent ?

  • n°1 : c’est incontestablement en faisant et en expérimentant qu’on intègre le mieux des savoirs. Vous vous souvenez, c’est Edgar qui l’a dit (et il a raison) !
  • n°2 : c’est AFEST-compatible ! Ce que l’apprenant va capter, il va le capter en action, donc cela sera très proche de ce qu’il vivra à son poste de travail.
  • n°3 : cela va naturellement dans le sens d’une culture d’entreprise qui évolue autour de la notion d’empowerment, c’est-à-dire la capacité des collaborateurs à être dans l’autonomie, de développer une vraie culture du self-marketing, le fameux employee advocacy. Avouons toutefois qu’il s’agit ici d’une analyse car (dans la vraie vie) peu d’entreprises sont aujourd’hui prêtes à ce changement profond de paradigme. Mais on y croit : ça va venir ! D’ailleurs à ce sujet, les Y et les Z, on compte sur vous !

Et demain, quand il sera grand (et pliable) ?

Plusieurs pistes de développement se font jour quant à l’avenir du Mobile Learning.

  • La réalité augmentée : un objet du quotidien (le smartphone) pour à tout moment en rajouter une couche, augmenter notre réalité et du coup les opportunités de se former pile quand on en a besoin. En attendant des lunettes performantes, légères et moins chères. Pourquoi ne pas jouer la carte de la réalité augmentée en Mobile Learning ?
  • L’expérientiel : on commence aujourd’hui à avoir des écrans qui disposent de la technologie haptique. Ouvrons une petite parenthèse Larousse : issu du grec ancien haptikos, cet adjectif se dit de ce qui concerne le toucher, la sensibilité cutanée. Tandis que sa forme actuelle la plus basique est la vibration, celle-ci permet d’expérimenter le toucher (à travers une texture, une forme, une profondeur, etc.). Qui plus est associée à la réalité virtuelle ou la réalité augmentée, elle ne peut qu’avoir des impacts forts sur l’apprentissage. On vit une époque formidable !
  • Le téléphone, ô ce nouvel ordinateur : les supports sont en pleine évolution. La tablette est en perte de vitesse. On commence à voir apparaître des devices hybrides (ordi/tablette, smartphones pliables), qui augmentent les possibilités et usages du smartphone. Entre l’ordinateur et le smartphone, ça promet d’être fusionnel… Au point qu’un jour, ils pourraient ne faire qu’un. Avis à ceux qui continuent de faire du recyclage (du e-learning vers le Mobile Learning) : être écolos oui, mais pas en pédagogie 😊
VIRGINIE JAULIN, DIRECTRICE ASSOCIÉE CHEZ TIPS N' LEARN, et christelle bieuville (pas encore presbyte), parce qu'à deux, on est encore plus smart !

 

Chose promise : https://www.youtube.com/watch?v=5zJaokG26HI

on y retourne ?

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