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Le bien-être au travail ? C’est gagnant-gagnant !

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19/10/2018

Le bien-être au travail ? C’est gagnant-gagnant !

Semaine du bien-être oblige, c’est avec Angelika Mleczko que nous vous proposons de passer un bon moment. Angelika est celle qui a fait jaillir l’Etincelle (http://letincellecho.fr/) et, en tant que CHO, elle a le feu sacré ! Un sujet brûlant ou tiède, question bien-être au travail, elle intervient en tant que Chief Happiness Officer. Son credo : prévenir les incendies plutôt que les éteindre. 😊

Avec vingt ans d’expérience dans le tourisme et l’événementiel à organiser des team-buildings, à travailler sur la cohérence du lien et de la dynamique dans l’entreprise, Angelika a eu plus d’une fois l’opportunité d’observer des petits miracles. Des hommes et des femmes qui, le temps d’un moment, tombaient les masques et partageaient des moments de convivialité, à l’écoute de soi et des autres, pour parfois voir leurs problèmes ressurgir une fois de retour dans l’entreprise. Comment inverser la vapeur, s’est-elle souvent demandé. Pour trouver la réponse à cette question, elle a d’abord dû expérimenter à travers le corps, le mental et l’énergie toute la dimension de l’être humain. Ce cheminement lui a offert les clés pour comprendre les peurs, blocages et freins qui peuvent s’exprimer tant dans la vie privée que la vie professionnelle.

Note de TIPS n’ LEARN : Angelika rêvait d’être CHO quand elle était petite, mais elle ne le savait pas encore !

Cette mission lui permet, en effet, de mettre à profit les valeurs d’écoute, de partage et de bienveillance qui lui tiennent à cœur. Fondamentalement altruiste, Angelika aime, au quotidien, apprendre et remettre les choses en question. Voilà comment, au fil du temps, elle est devenue une facilitatrice, une médiatrice, une fédératrice et une révélatrice de talents ! Bref, une CHO !

(pour ceux qui se le demandent, voir plus bas comment s’appelle un collectionneur de casquettes)

“Ce sont en effet toutes les casquettes du CHO dans une entreprise : il doit aider les gens à se connaître eux-mêmes afin d’être acteurs de leur propre bien-être. Bien sûr, la responsabilité de l’entreprise et du management est grande dans cette démarche car elle doit insuffler et accompagner la QVT (qualité de vie au travail) pour permettre à ses collaborateurs de travailler dans de bonnes conditions. Mais le collaborateur doit être lui aussi force de proposition pour améliorer son travail au quotidien.” C’est pourquoi Angelika promeut cette co-responsabilité, indispensable au bien-être de tous.

Note de TIPS n’ LEARN : et si on remplaçait la chaîne de commandement par une chaîne de responsabilité !?

“Les jeunes générations arrivées sur le marché de travail sont à l’origine de cette demande et donc de la création du CHO. Parce qu’elles ont envie de travailler en mode projet, de donner du sens à leurs actions, de contribuer à des projets parfois plus grands qu’eux-mêmes… les jeunes attendent des entreprises d’appliquer ces valeurs et de privilégier les relations dans le travail.”

Il intervient à bien des niveaux. Dans les conditions mêmes du travail, c’est-à-dire l’aménagement des espaces, la flexibilité du temps, le télétravail, le co-working. Dans son organisation à travers, par exemple, le co-développement. Et, bien sûr, dans les relations humaines : il existe un grand nombre d’initiatives pour favoriser les relations (anticiper l’arrivée de nouvelles recrues, créer des moments de convivialité…). Car, pour résumer, la mission essentielle du CHO est de créer des liens entre les collaborateurs pour favoriser l’intelligence collective et la cohésion d’équipe.

“La société s’est axée sur l’argent, la performance, la rentabilité, les actionnaires… (Intervention de TIPS n’ LEARN : oh là là, Angelika, arrête d’écouter Trust). Or il existe aujourd’hui cette nouvelle dimension de bien-être à intégrer dans le travail et ce n’est pas toujours bien introduit. C’est par exemple une erreur de prôner le bien-être comme un nouveau levier de performance. La démarche doit être sincère, authentique, accompagnée parfois d’un certain mea-culpa de la direction. Celle-ci doit être sur le terrain, entendre ses collaborateurs et prendre en compte leurs ressentis. La culture d’entreprise par exemple ne doit pas être l’affaire de quelques-uns : elle doit être co-construite, avec tous les collaborateurs embarqués et impliqués au quotidien. Des collaborateurs en accord avec les valeurs de l’entreprise et fiers d’en faire partie, voilà ce qui impacte la performance, rend la communication plus fluide, stimule la marque employeur, accroît son attractivité, permet de recruter des talents… bref crée un cercle vertueux qui bénéficie à tous. Et une entreprise qui prend soin de ses collaborateurs peut alors prendre soin de ses clients et de leur satisfaction. C’est carrément du bon sens !”

  • Levier n°1 : l’implication de la direction (on ne le répétera jamais assez).
  • Levier n°2 : des relais dans l’entreprise, des ambassadeurs de la QVT au quotidien (le CHO ne peut pas tout faire tout seul).
  • Levier n°3 : l’accompagnement des collaborateurs.

Et oui, même si c’est pour le mieux, un changement reste un changement (avec sa guirlande** de craintes, d’a priori, etc.). Par conséquent, il est essentiel de l’accompagner. C’est là que le CHO se transforme en MacGyver avec une boîte à outils composée de nouvelles pratiques toutes plus astucieuses les unes que les autres (le design thinking, la psychologie positive, la médiation, la sophrologie, le yoga du rire, etc.) et d’outils digitaux pour créer du lien, faciliter les échanges (plateformes collaboratives…).

Note de TIPS n’ LEARN : Ethan Hunt, MacGyver et maintenant Dr House, dis Angelika tu ne serais pas cinéphile à tes heures perdues ?

Angelika partage avec nous un cas d’école : une entreprise de 800 collaborateurs, une trentaine d’entre eux en burn-out, des gens à cran, en colère, l’ombre d’une grève qui allait paralyser l’entreprise… bref, les enjeux étaient lourds. Elle se rend sur place, rencontre l’équipe, les écoute, recueille des témoignages individuels et collectifs. Et puis, elle les interroge (pacifiquement, bien sûr) sur les solutions qu’ils peuvent apporter, les actions à mener… cela permet de les remotiver et faire évoluer le regard qu’ils ont sur leur contexte/leur environnement professionnel. Angelika instaure de la fluidité, de la transparence et, surtout, de la confiance. Les gens se détendent, sont force de proposition et initient des projets pour faire avancer les choses. En synthèse, l’écoute active, l’installation d’un cadre de confiance, la co-responsabilisation, l’idéation et la mise en action furent les ingrédients pour faire refleurir les sourires.

“Non, pas toujours heureusement (rires), mais des entreprises qui sentent qu’il y a un problème d’engagement, de motivation, une ambiance à améliorer. Des actions très concrètes peuvent rapidement être mises en place pour changer la donne et faire en sorte que tous les collaborateurs soient à nouveau en harmonie avec les valeurs de l’entreprise.”

Note de TIPS n’ LEARN : ouf, on a cru 2 secondes que Bruce Willis, alias le sergent Harry S. Stamper (dans Armageddon), allait surgir au détour d’un sauvetage d’entreprise en péril.😊

Même si elle est tentée de défendre le lien humain et la proximité, Angelika est une femme connectée. Elle considère donc que le digital est un véritable outil, à condition de savoir comment l’utiliser. Dans l’entreprise, il est fondamental de former tous les collaborateurs au digital et notamment lorsqu’il transforme les habitudes, les méthodes de travail, etc. C’est là que l’intergénérationnel prend tout son sens avec le reverse mentoring (les jeunes, c’est le moment ou jamais d’en mettre plein la vue aux anciens ! Sic, ça c’est nous qui l’écrivons). Nous sommes tous des passeurs. On est là pour transmettre et guider les gens. Pour conclure, si l’on veut continuer à s’épanouir individuellement tout en contribuant à la performance de l’entreprise, il est important d’avoir un regard qui change sur la manière de travailler avec des actions concrètes : installer de la flexibilité dans l’organisation, mettre en place des pratiques sportives, envoyer des messages de collaboration avec l’envie de créer du lien entre les gens…

… (dans les faits ça vient juste de commencer, aussi ne va-t-on pas s’arrêter en si bon chemin)

“Prendre soin de soi et accepter la différence chez l’autre est générateur de richesses (émotionnelle, relationnelle, etc.).”

le CHO c’est de l’énergie en barre ! Merci d’en avoir partagé un peu, beaucoup, passionnément, à la folie avec nous Angelika !

Une interview co-écrite par Christelle Bieuville et Virginie Jaulin de TIPS n' LEARN (parce que, à deux, on est plus fortes).

 

* Les collectionneurs de casquettes n’ont pas encore été nommés ni répertoriés dans la langue française et ils ne disposent pas d’appellation et de qualificatifs bien spécifiques. Néanmoins, les collectionneurs de casquettes peuvent être assimilés et appelés capéophilistes qui sont des adeptes de la capéophilie, c’est-à-dire des collectionneurs de chapeaux et couvre-chefs de tous genres.

** On trouvait que guirlande sonnait mieux que cortège….

on y retourne ?

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