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Le son, fabrique à images et à émotions … Ou le rôle du son en Digital Learning

LE SON
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31/01/2018

Le son, fabrique à images et à émotions … Ou le rôle du son en Digital Learning

Je vous propose de lire en musique cet article sur le rôle du son dans le Digital Learning. Pour se faire, voici la playlist qui m’a accompagnée tout au long de sa rédaction. Cette playlist collaborative a été créée par les personnes qui, lors du Learning Technologies France 2018, nous ont rendu visite sur le stand de TIPS n’ LEARN ou nous ont suivies sur nos réseaux sociaux et ceci grâce à Tracktl ! Le Son

 

Prêt(e) ? Cliquez ici pour lancer la playlist ! Attention au volume !
Du son, oui… des sonotones, non 😊

 

 

Le parent pauvre

En Digital Learning, le son c’est la voix, la musique et les bruitages. Ce n’est donc pas un art mais bien 3 qui sont à mobiliser. Et dans cet univers visuel qu’est le nôtre, le son est parfois « négligé »…on n'en voit pas toujours l’utilité. C’est toute la subtilité du perceVOIR versus le VOIR. Et pourtant…

BRUITages conseillés

 

Avant de poursuivre la lecture de cet article, mettez la playlist en pause et écoutez une scène avec et sans bruitages, cette séquence ne dure Le Sonqu’une minute mais elle est révélatrice (cliquez sur ce lien pour la lancer : https://www.youtube.com/watch?v=n6w-I-6lDd0#t=1m22s). Dans cette vidéo par Sofyan Boudouni, on apprend pas mal de choses sur les bruitages. Prenez 5 mn pour la regarder dans son intégralité.

Les bruitages au cinéma, d’accord, mais en quoi sont-ils utiles en Digital Learning (dans les vidéos, les expériences immersives, le Mobile Learning, etc.) ? Pensez aux films à suspens, aux films d’horreur, aux films comiques. Les bruitages y sont très présents car ils génèrent de l’émotion (la vigilance, la peur, le rire). Il en va de même en Digital Learning même si les émotions générées ne sont pas du même ordre. Toutes les émotions impactent ce que nous mémorisons (nous conservons des souvenirs précis de nos très mauvaises et très bonnes expériences). Bien sûr, comme nous avons à cœur que les apprenants/utilisateurs vivent une belle expérience, ce sont les émotions apportant du bien-être que nous favorisons (joie, zénitude).

Les bruitages apportent également du réalisme à une vidéo, une animation, une simulation. Cela renforce la dimension immersive du média utilisé (si tel est l’effet souhaité).

Plus haut, j’évoquais 3 arts, regardez plutôt : https://info.arte.tv/fr/cinema-lart-du-bruitage

Tout pour la musique…

 

 

Victor Hugo disait « La musique, c'est du bruit qui pense ». Et vous ?Le Son

Arrivez-vous à penser en musique ?

Si la musique adoucit les mœurs, elle peut également faciliter la concentration (sous certaines conditions). Quand nous l’intégrons à du Digital Learning, c’est plutôt pour les raisons suivantes :

 

 

  • Créer une signature/une identité sonore afin de marquer les esprits. Cela peut se traduire par la création d’un jingle pour une web-série, une série de modules, etc. Les collaborateurs identifient ainsi ce jingle à un dispositif de formation. Ce jingle peut même devenir un goodie tel qu’une sonnerie de téléphone (dans nos kits de com, nous incluons parfois une signature sonore). Si vous en doutez, pensez aux génériques de vos séries ou films préférés.
  • Créer un moment de respiration dans une séquence d’apprentissage particulièrement ardue (car souvent, les apprenants ne s’octroient pas ce moment-là).
  • Intégrer des marqueurs en début, en fin de séquence (un son tout comme un visuel sont tout aussi agréables qu’efficaces en termes d’ancrage).
  • Impulser une énergie (je garde mon chouchou pour la fin, comme le chocolat dans les BN 😊) dans une vidéo, avec une musique qui apporte du rythme aux images et aux mots.

Suivez la voix…

 

Quand donner de la voix ?

Une voix, c’est un acteur qui joue de ce bel instrument. Une voix, c’est un art et un métier.  Chez TIPS n’ LEARN, nous faisons appel à des voix car elles sont un réel apport pédagogique et émotionnel dans nos productions digitales.

  • La voix comme support narratif : le conteur s’appuie sur les mots et sa voix pour raconter. Nous utilisons donc les voix pour, parfois, porter le fil rouge de plusieurs modules/vidéos ou pour incarner un personnage.
  • La voix pour expliquer : un schéma, une infographie peuvent se lire plus facilement avec le support d’une voix qui explique et/ou guide.
  • La voix pour interpeller : parce que la voix véhicule des sentiments, elle est particulièrement efficace pour accompagner un point d’attention, une obligation, un conseil, etc.
  • La voix pour rassurer/encourager : n’est-elle pas la mélodie de l’humain ? Elle incarne des émotions qui engagent (voir ci-dessus) et des émotions qui encouragent. Ce serait dommage de s’en priver !
  • La voix pour une meilleure immersion : travailler le savoir-dire ne se fait jamais aussi bien qu’en utilisant la voix, dans des saynètes, dans des quiz, dans des feedback (pour mieux les illustrer).

Cette « liste » n’est assurément pas exhaustive et n’a pour seule limite que notre imagination.

Et si on faisait quelques vocalises ?

En premier lieu, il faut choisir une voix. Ce choix est en grande partie subjectif. Cependant, quelques éléments objectifs sont à prendre en considération :

  • La qualité de la voix : elle doit être agréable à entendre. Il faut donc éviter (voire bannir) les voix aiguës, faibles (à peine audible), nasillardes ou traînantes (élocution très lente). Vous adresser à un professionnel vous évitera cet écueil.
  • L’élocution et le jeu : la première est essentielle pour une compréhension facilitée (les conditions d’écoute ne sont pas toujours optimales), la seconde pour capter l’attention et motiver l’apprenant. Les professionnels vous proposent des échantillons qui vous aident à identifier la qualité et la richesse de leur jeu.
  • La cible : les destinataires des productions en Digital Learning peuvent influencer votre choix (une voix jeune, décalée, ou à l’inverse très business, etc.)

En second lieu, il faut écrire pour cette voix. Voici quelques TIPS 😉

Mon principal point d’alerte : la difficulté que l’on peut avoir en tant que concepteur c'est d'écrire comme on parle. Mais là, c’est bien ce qu’il faut faire. Fort heureusement, souvent la VOIX au moment de l’enregistrement va naturellement ajuster le texte. L’idéal étant de lui demander de coller au texte puis de faire une seconde version à sa façon.

En privilégiant les phrases courtes et simples et en intégrant des verbes d’action, vous faciliterez le travail de la VOIX comme de l’apprenant/utilisateur.

La VOIX n’est pas dans votre tête : le fichier qui est fourni à une voix pour la séance d’enregistrement doit spécifier les points/informations suivantes :

  • La façon dont doivent être prononcés les sigles, acronymes et le jargon propre au secteur d’activité cible.
  • Sur quels mots ou expressions vous souhaitez que l’accent soit mis.
  • Comment certains signes de ponctuation doivent être interprétés (barre oblique, parenthèses, etc.).
  • Quel est le ton que vous souhaitez insuffler (léger, didactique, humoristique, expert, etc.) – Sur ce point, donnez des indication dans le fichier mais aussi briefez la VOIX au téléphone (voire quand c’et possible soyez en studio avec elle).

Dans cet article, je ne suis pas la seule à avoir voix au chapitre 😊 Aussi, j’attends avec impatience vos commentaires, vos suggestions, etc.

Virginie JAULIN, Directrice associée chez TIPS n' LEARN
 

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